• Ma dernière lecture :

     

    Les éphulones 1

     

    Résumé :

    Cela fait maintenant six ans que Claire s'est réveillée dans un asile niché au coeur de la montagne, sa mémoire disparue et sa véritable identité inconnue. De terribles et sanglants événements vont rapidement lui rendre ses souvenirs, mais pas seulement. Un pouvoir aussi vieux que le monde va bientôt s'éveiller en elle et lui révéler un univers fantastique qu'elle n'aurait jamais imaginé.

     

    Mon avis :

    En ce milieu (presque fin) du mois de novembre, je souhaitais poursuivre mes lectures en privilégiant un univers fantastique, avant d'entamer ma sacro sainte série des romans de Noël. Ce roman est le premier d'une série de 4 tomes et pose un scénario avec des créatures qui sortent un peu de l'ordinaire. Point de vampires ni de loups-garous, mais différents peuples qui s'affrontent et qui ont la particularité de savoir manier les éléments feu, terre, air et eau.

    Claire, enfermée dans un asile psychiatrique depuis plusieurs années, n'a aucun souvenir de son passé. Elle ne sait pas non plus pour quelle raison elle est enfermée dans cet antre sinistre, caché au fin-fond des montagnes. Suite à une mutinerie, elle va pouvoir s'enfuir avec son professeur et va peu à peu apprendre sa véritable nature et les dangers qui l'attendent à l'extérieur.

    J'ai lu ce roman très rapidement et avec beaucoup de plaisir. Les personnages sont attachants, l'action est présente et l'ambiance énigmatique comme il se doit. Il y a cependant pas mal d'hémoglobine et de bagarres en tous genres et je pense me faire un peu vieille car j'apprécie de moins en moins ce type de caractéristiques dans mes lectures. Je pense que ce roman est plutôt destiné à un public plus jeune, peut-être young adult et je ne continuerai donc pas avec les prochains tomes.

     

    Ma note : 6.5/10.


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  • Ma dernière lecture :

     

     

    Un clafoutis aux tomates cerises

     

    Résumé :

    Jeanne, 90 ans, décide d'écrire son journal intime. Du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne pendant toute une année ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de parisienne exilée dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l'un des privilège du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu'elle veut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, accueillir - pas trop souvent - ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine...

     

    Mon avis :

    Une merveille ! Ce roman fait partie de mes lectures "coup de coeur" et je m'estime pourtant être une lectrice exigeante. Certains diront qu'il ne se passe pas grand'chose dans la vie de Jeanne, un peu normal à son âge me direz-vous et pourtant à aucun moment je ne me suis ennuyée. Cette nonagénaire m'a beaucoup fait sourire, de par ses anecdotes et ses avis bien personnels sur ce monde contemporain qu'elle comprend de moins en moins.

    Forcément, on se doute bien de la fin, mais rien ne vient pourtant plomber la poésie et la tendresse qui émane de ce roman. On reste sur une impression de douce mélancolie, ponctuée de moments d'humour et de sagesse. A lire impérativement !

     

    Ma note : 10/10.


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    Le chien jaune

     

    Résumé :

    Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées.

     

    Mon avis :

    Je continue de savourer avec délectation mon intégrale de "Maigret". Savourer est le mot juste car un roman de Simenon se goûte, se sent, se regarde, tellement l'effet visuel est intense. On est littéralement plongé dans le décor sombre, humide et terne de Concarneau et c'est bien là la grande force de Simenon : savoir retranscrire les ambiances, les personnages, les lieux.

    L'enquête policière paraît finalement bien secondaire et s'affiche presque comme un prétexte pour l'auteur de planter ses personnages. Pourquoi ces meurtres qui n'en sont finalement pas ? Pour quelle raison trouve-t-on toujours ce chien jaune au détour d'une rue ? Comme à son habitude, le commissaire se tait, observe, ne tire aucune conclusion hâtive. Il agace ceux qui attendent des réponses et le dénouement de l'enquête. Au final, tout se délie à la fin du roman, comme une évidence et presque sans démonstration. Les acteurs se révèlent, en proie à la panique et Maigret, telle une araignée qui tisse sa toile, n'a plus qu'à attendre et cueillir les conclusions qui se livrent à lui...

     

    Ma note : 7/10.


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    Histoire d'une vie

     

    Résumé :

    Voici la biographie pour enfin connaître Thérèse comme la connaît peu, pour enfin la découvrir dans le détail de ce que fut réellement sa vie. Ni conte, ni romance, Guy Gaucher est resté fidèle à celle qui disait : "Je ne puis que mourir de la vérité".

    Voici retracé pas à pas l'itinéraire de la petite Thérèse qui a osé croire, malgré les obstacles et avec audace, à l'amour miséricordieux du Père.

     

    Mon avis :

    Cette lecture n'était absolument pas programmée. Mais au cours de mon dernier séjour dans le Calvados, j'avais prévu de me rendre à Lisieux pour y visiter la basilique, la cathédrale Saint-Pierre, la maison des Buissonnets, ainsi que le carmel où vécut Sainte Thérèse de Lisieux.

    Que l'on soit croyant ou non, cette lecture ne peut laisser indifférent. Guy Gaucher sait la rendre vivante et parfaitement accessible aux non-initiés, cette biographie se lit véritablement comme un roman. La vie de Thérèse Martin m'a toujours fascinée, comment peut-on trouver le courage et la force d'entrer au Carmel à l'âge de 15 ans et être aussi certaine de sa destinée ? Car la détermination de Sainte Thérèse ne peut que susciter l'admiration, elle qui a demandé une audience au Pape, afin que celui-ci l'appuie dans sa demande d'admission au Carmel. Malgré les refus successifs, Thérèse n'a à aucun moment flanché et n'a fait que prouver sa foi et son courage. Quelle force de caractère pour une jeune fille de cet âge !

    Cependant, ce destin, écourté à l'âge de 24 ans par la terrible tuberculose, n'a pas été vécu dans la joie et la sérénité. Malgré les dires de Thérèse, son quotidien m'a paru bien triste : incompréhensions, brimades, crises dans sa foi, problèmes de santé récurrents, perte de sa mère à l'âge de 4 ans... Il me semble que Thérèse se réfugiait beaucoup dans des explications religieuses pour expliquer son mal-être et ses doutes.

    L'entrée au Carmel m'a également laissé un peu dubitative : ayant perdu sa mère très jeune et ayant reporté son affection sur ses soeurs aînées, Thérèse souhaite entrer au Carmel à la suite de ses deux soeurs. On ne peut que se demander si le Carmel ne représentait pas quelque part un moyen de rejoindre ses "mères" qu'elle pensait avoir perdues ? Sans bien sûr remettre en question sa foi, très forte, ce doute reste présent tout au long de la biographie. Cependant, je vous recommande chaudement cette biographie passionnante et qui fait du bien. La sagesse de Thérèse finit par nous amener à nous interroger sur notre foi et notre manière d'appréhender l'existence.

     

    Ma note : 10/10.


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  • Ma dernière lecture :

     

    Le signal

     

    Résumé :

    La famille Spencer vient de s'installer à Mahingan Falls, une petite ville de la Nouvelle-Angleterre. Jusqu'ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n'étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d'effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.

     

    Mon avis :

    J'avais déjà lu La trilogie du mal de Maxime Chattam voilà déjà plusieurs années lorsque j'étais en plein dans ma période "thrillers". Par conséquent, je savais que son écriture était plutôt rude et réservée à un public très averti, mais je pensais qu'en revenant à un style plus fantastique, ce serait moins le cas ici. Je me trompais lourdement...

    Il est bien question de fantastique dans ce roman et non de serial killer. L'auteur revient à un style qui se rapproche davantage de son premier roman (Le cinquième règne) qui mettait déjà en scène un groupe d'adolescents face à des phénomènes étranges. On se croirait un peu dans la série Stranger things pour celles et ceux qui connaissent et l'influence de Stephen King, que Maxime Chattam ne renie pas, se ressent parfaitement. Par moments, il me semblait voir apparaître le clown de Ca aux détours des pages.

    C'est un roman qui se lit idéalement en novembre, lorsque les nuits s'allongent et le temps devient gris, venteux et maussade. Si vous vous trouvez au lit, avec une petite lumière et quelques portes ou fenêtres qui claquent, alors vous êtes dans les meilleures dispositions pour aborder ce roman ^^ Car oui, quelques scènes font assez peur, je pense en particulier à la toute première scène dans la voiture (vérifiez toujours si personne n'est derrière vous...) et celle de la baby-sitter qui s'ensuit (ne jamais se rendre seule dans un sous-sol...) et vous feront peut-être passer quelques nuits blanches.

    Mais il est dommage que l'auteur se complaise une fois de plus dans le gore. Car beaucoup de scènes sont fortes en hémoglobine et l'on verse malheureusement et une fois de plus, dans l'horreur pure, ce que je déteste. Pour moi, l'épouvante doit se cantonner au registre de la peur et doit demeurer juste et bien dosée pour susciter l'effroi chez le lecteur, sans sombrer dans la caricature ou l'écoeurement.

    Je ne relirai donc pas de Chattam à l'avenir, car les résumés sont toujours alléchants, mais son style reste cru et ne correspond plus au type de lecture que j'affectionne. Je lis pour me détendre, pas pour me mettre mal à l'aise...

     

    Ma note : 4/10.


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